Pourquoi les professionnels apprécient le NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II

Peter Li6 min de lecture01 mai 2026Photographe
Nikon magazine - Peter Li and the NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II

Le photographe d’art Peter Li, spécialisé dans les intérieurs de cathédrales, affectionne tout particulièrement les objectifs à focale fixe. Mais après avoir testé le NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II, il explique pourquoi cet objectif pourrait bien devenir son nouvel objectif de prédilection

Au cours des deux derniers mois, le NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II m’a accompagné lors d’événements professionnels, de prises de vue architecturales en intérieur et de séances de photographie de nuit. Je l’ai même emporté avec moi lors d’un petit séjour à Amsterdam, où il s’est vite imposé comme mon objectif du quotidien pour arpenter la ville.

J’utilise le Nikon Z 8 avec le Z6III en second boîtier ; dans les deux configurations, l’objectif se montre bien équilibré et agréable à l’usage. En plein jour, l’autofocus s’est montré irréprochable. Mais c’est surtout sa fiabilité en conditions de faible luminosité, la nuit, qui m’a le plus impressionné. Avec l’autofocus continu (AF-C) associé au suivi 3D, la mise au point s’est révélée d’une grande rapidité et d’une précision constante.

Sur le plan optique, l’objectif se distingue par un niveau de performance particulièrement élevé et homogène sur l’ensemble de la plage de focales. Les détails architecturaux les plus fins sont restitués avec une clarté impressionnante au centre de l’image, tandis que les bords restent parfaitement maîtrisés.

De gauche à droite 1 : L’Aldwych Theatre, Londres. Nikon Z 8 + NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II, 54 mm, 1/100 s, f/9, 320 ISO ; 2. L’escalier de Nelson à Somerset House, Londres. 24 mm, 1/2 s, f/7.1, 400 ISO ; 3. Bibliothèque Cuypers, Rijksmuseum, Amsterdam. 24 mm, 1/8 s, f/8, 160 ISO ; 4. Les rues d’Amsterdam. 24 mm, 1/10 s, f/8, 125 ISO © Peter Li

Une nouvelle approche

Au-delà des performances techniques et de la praticité de couvrir plusieurs focales, l’évolution la plus marquante qu’a entraînée cet objectif dans ma pratique de la photographie s’est jouée sur le plan psychologique. De manière subtile, il a changé ma façon d’aborder certaines scènes.

Les zooms sont souvent associés à une manière de travailler réactive, permettant de modifier rapidement les focales pour répondre à des situations changeantes. Curieusement, avec cet objectif, j’ai observé une dynamique inverse. La polyvalence de la plage 24-70 mm m’a incité à réfléchir davantage au cadrage, à la perspective et à la manière dont les différents éléments interagissent dans la scène. Dans de nombreuses situations, cela m’a poussé à adopter une approche plus réfléchie et proactive de la photographie.

Nikon magazine - Peter Li and the NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II
Nikon magazine - Peter Li
En haut à gauche : Panoramique HDR à perspective corrigée de la basilique Saint-Nicolas, à Amsterdam, photographié à 24 mm puis assemblé en une seule image panoramique. Nikon Z 8 + NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II, 24 mm, 1/50 s, f/10, 100 ISO. En bas à droite : Les trois vues HDR ayant servi à l’assemblage du panoramique à perspective contrôlée. © Peter Li
L’architecture et la liberté de cadrage

La photographie d’architecture occupe depuis longtemps une place centrale dans mon travail. À 24 mm, cet objectif offre un angle de vue suffisamment large en intérieur comme en extérieur, tout en conservant une perspective naturelle, ce qui compte énormément lorsqu’il s’agit de préserver la pureté des lignes et l’équilibre des volumes dans l’espace.

Je pratique la photographie panoramique depuis sept ans, notamment pour les intérieurs de cathédrales. Ces grands espaces permettent de mettre en valeur l’échelle et la perspective de manière créative. Lorsque je réalise des panoramas avec correction de perspective, où les lignes verticales doivent rester droites, je privilégie souvent un objectif de 24 mm ou 50 mm plutôt qu’un objectif ultra-grand-angle. Composer une image plus large en assemblant plusieurs clichés plutôt qu’en recadrant à partir d’un objectif très grand-angle fait désormais partie intégrante de ma méthode de travail.

Nikon magazine - Peter Li and the NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II
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En bas à gauche : Panoramique perspectif. Nikon Z 8 + NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II, 70 mm, 1/30 s, f/2.8, 1000 ISO. En haut à droite : Restaurateurs d’art, Rijksmuseum, Amsterdam. 24 mm, 1/30 s, f/2.8, 1000 ISO, © Peter Li
Juste ce qu’il faut de largeur en plus

Quand on voyage léger et qu’on cherche à réduire au minimum son matériel, les objectifs ultra grand-angle ne sont pas toujours ceux qu’on glisse en premier dans le sac. Pourtant, il arrive de temps à autre qu’un angle de vue légèrement plus large s’avère nécessaire. Dans ce type de situation, pouvoir réaliser deux ou trois prises de vue à 24 mm offre une marge de manœuvre appréciable. Au Rijksmuseum, je me suis arrêté pour admirer les restaurateurs d’art qui travaillaient avec soin sur un tableau de Rembrandt. Deux images ont suffi pour créer une composition plus large tout en conservant la perspective naturelle de la scène.

Nikon magazine - Peter Li and the NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II
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En bas à droite : Cyclistes sur Museum Street, à Amsterdam. Nikon Z 8 + NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II, 42 mm, 1/500 s, f/6.3, 160 ISO. En haut à gauche : Silhouette d’un couple sur Museum Street, à Amsterdam. 62 mm, 1/1000 s, f/2.8, 160 ISO © Peter Li
De la réaction à l’initiative

Si l’architecture est devenue un thème central de ma photographie, la curiosité qui anime mon travail se nourrit encore des scènes de la vie urbaine. Quand je ne photographie pas d’intérieurs, je cherche instinctivement des scènes de rue intéressantes.

Les objectifs à focale fixe lumineux poussent souvent les photographes à isoler leurs sujets en jouant sur une faible profondeur de champ. Une ouverture à f/2.8 modifie cette dynamique. Une plus grande partie de la scène demeure dans la zone de netteté, ce qui exige un cadrage plus réfléchi et une attention accrue à l’équilibre des éléments dans l’image.

Ayant une formation en architecture, j’apprécie beaucoup cette approche. Au lieu d’isoler les sujets, l’environnement qui les entoure s’intègre à l’histoire, contribuant ainsi à tisser des liens entre les personnes et les espaces qu’elles traversent. Ce qui m’a le plus étonné, c’est que travailler avec un zoom n’a pas entraîné une approche plus réactive dans mon flux de prise de vue. Au contraire, cela m’a permis d’envisager plusieurs compositions au sein d’une même scène.

Un après-midi, devant le Rijksmuseum, la douce lumière hivernale illuminait un carrefour très fréquenté. Des cyclistes filaient dans le cadre tandis que des piétons traversaient la chaussée, dessinant une image faite de strates distinctes et de rythmes superposés. Le fait de pouvoir zoomer instantanément, sans avoir à changer d’objectif, m’offrait une vraie liberté : celle d’anticiper plusieurs cadrages, de me mettre en place et d’attendre le bon alignement, au fur et à mesure que la scène se déployait. L’autofocus en mode AF-C avec suivi 3D s’est montré à la fois rapide et fiable, ce qui m’a permis de me concentrer entièrement sur le timing et le cadrage.

De gauche à droite : 1. L’escalier Nelson à Somerset House, Londres. Nikon Z 8 + NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II, 24 mm, 1/2 s, f/7.1, 400 ISO ; 2 : 28 mm, 1/5 s, f/7.1, 400 ISO ; 3 : Les rues et canaux d’Amsterdam. 70 mm, 1/25 s, f/2.8, 640 ISO ; 4 : Aldwych Theatre, Londres. 24 mm, 1/3 s, f/8, 100 ISO, © Peter Li ; 5 : Peter utilise l’écran arrière du Nikon Z 8 pour composer sa photo de l’Aldwych Theatre de Londres

Prendre le temps de ralentir

J’ai également remarqué que je recourais davantage à des vitesses d’obturation plus lentes avec cet objectif, notamment pendant l’heure bleue et pour la photographie de nuit sur trépied. Cette méthode de travail favorise un rythme plus lent. Une légère dynamique et quelques mouvements subtils dans l’image suffisent à suggérer une présence humaine, sans faire des personnes le sujet central. L’attention se porte alors davantage sur la relation entre l’architecture, le mouvement et l’atmosphère d’un lieu.

Des vitesses d’obturation plus lentes permettent également de maintenir des sensibilités plus basses en cas de faible luminosité. Lorsque je n’ai pas le temps d’installer un trépied, je réussis parfois à prendre des photos à main levée avec des vitesses d’obturation d’environ 1/2, 1/10e ou 1/20e de seconde, afin d’apporter une touche de flou de mouvement tout en conservant les détails de la scène. Dans la mesure du possible, je préfère toutefois utiliser un trépied pour une stabilité optimale et un cadrage précis des photos.

Nikon magazine - Peter Li and the NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II
Nikon magazine - Peter Li and the NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II
En haut à droite : Dans le nord-est de Londres, le brouillard drape une artère à chaussées séparées d’un voile laiteux. Nikon Z 8 + NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II, 70 mm, 1/20 s, f/2.8, 100 ISO. En bas à gauche : La brume confère une atmosphère particulière à ce parking londonien ordinaire. 70 mm, 1/2 s, f/5, 200 ISO, © Peter Li
Photographier par tous les temps

J’aime aussi photographier par temps brumeux ou légère pluie, car l’humidité de l’air peut créer une ambiance particulière et adoucir la lumière. Même si je n’ai pas eu l’occasion de tester cet objectif sous une pluie battante, il est rassurant de savoir qu’il est tropicalisé et doté d’un zoom interne, ce qui signifie que le barillet ne s’allonge pas. Cette confiance accrue me permet de me concentrer davantage sur la scène qui se déroule devant moi.

Réflexions finales

Le NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II a trouvé une place pleinement justifiée au sein de mon parc optique. C’est un objectif performant et fiable : mise au point rapide, relative légèreté pour sa catégorie et fiabilité constante dans des conditions d’éclairage très variées. Associé à des appareils photo tels que le Z 8 et le Z6III, l’autofocus est rapide et précis, ce qui rend l’objectif réactif et facile à utiliser.

Au fil du temps, mon style de photographie s’est progressivement éloigné des images à très faible profondeur de champ pour tendre vers des clichés offrant davantage de profondeur et de contexte. En ce sens, la plage de focales de 24-70 mm s’intègre naturellement à ma configuration de photographie actuelle. Elle ouvre la voie à des compositions où le sujet et son environnement trouvent conjointement leur place dans l’image.

Les zooms ont, par nature, toujours reposé sur un équilibre, voire un compromis, entre poids (et encombrement), niveau de performance optique et polyvalence d’usage. Pourtant, pour les photographes qui savent tirer parti de ces compromis, cette polyvalence se transforme en outil créatif puissant. Le photographe peut contrôler avec précision le cadrage, la perspective et la profondeur, en affinant progressivement la composition et en structurant, étape par étape, différentes strates de lecture, jusqu’à ce que tout se mette en place.

Bien qu’il s’agisse de l’un des objectifs les plus légers de sa catégorie à l’heure où j’écris ces lignes, le NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S II offre d’excellentes performances optiques tout en restant réactif et fiable au quotidien. Pour moi, cet objectif incarne cet équilibre de manière particulièrement convaincante. Il s’agit d’un objectif d’une grande qualité technique qui incite à adopter une approche minutieuse et réfléchie du cadrage, m’aidant ainsi à composer des scènes où les sujets, l’espace et la lumière s’harmonisent parfaitement.

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