Filmer des paysages avec la ZR

Plongez dans le processus créatif du cinéaste Sergio Díaz et découvrez comment la caméra Nikon ZR transforme un paysage en un récit vivant et évolutif
L’inspiration s’est emparée du photographe et cinéaste Sergio Díaz dès qu’il a foulé le tapis craquant de feuilles mortes qui recouvre la forêt de Riópar, un petit village de montagne situé dans la Sierra de Alcaraz, en Espagne. « À l’arrivée de l’automne, toute la région devient magnifique », dit-il en décrivant la forêt qu’il a filmée, qui fait partie du parc naturel de Riópar et du barrage d’Arroyo Frío. « Vous pouvez saisir des images incroyablement riches, ainsi que le chant des oiseaux, le murmure de la rivière, le grondement de la cascade, le crépitement de la pluie. Tout se résume en un seul mot : magique. »
Que contient mon sac photo ?
Sergio se met en position avec la ZR.
La vidéo surpasse la photo
Avec une telle richesse de mouvements, de sons et de lumières changeantes, il n’est pas étonnant que Sergio ait choisi de filmer sa visite plutôt que de simplement la photographier. Il a ainsi montré combien l’expérience de la nature peut enrichir celle du tournage. « En photographie, on recherche l’image parfaite, mais en cinéma, le défi consiste à saisir le changement, explique-t-il. Ici, le paysage devient un personnage vivant : les nuages se déplacent, l’herbe ondule, la lumière change à travers la scène. La vidéo vous permet de transmettre cette atmosphère et de rendre compte du temps qui passe, le son ambiant devenant un élément fondamental de ce récit. En fait, mon moment préféré a été la toute dernière scène, lorsque le bruit de la pluie qui tombe se mêle à l’ambiance de la forêt. Cela a rendu l’endroit encore plus magique. »
Mettre en images le murmure de la rivière
Là où la Nikon ZR fait toute la différence
Pour donner vie au paysage, Sergio a opté pour la Nikon ZR, une décision qui, selon lui, l’a incité à abandonner son style réactif habituel au profit d’une méthode de travail beaucoup plus réfléchie. « Par rapport à mon appareil photo habituel, le Nikon Zf, travailler avec la ZR semble beaucoup plus intentionnel et technique », explique-t-il. « Ce n’est pas un appareil photo qu’on utilise à la volée. Vous travaillez avec un véritable outil cinéma, qui demande plus de préparation, une gestion rigoureuse de l’exposition et une configuration soignée des LUT ou du monitoring. Mais cela me pousse simplement à réfléchir plus profondément à l’histoire qui se cache derrière chaque scène et me rend plus attentif à la lumière, aux couleurs et au mouvement.
« La première chose qui m’a frappé à propos de la ZR, c’est sa robustesse et son design compact, poursuit-il. Bien qu’il s’agisse d’une caméra, elle est étonnamment légère et facile à manipuler. La plage dynamique est très étendue, ce qui me permet de récupérer les détails dans les ombres et les zones claires avec un rendu naturel que j’obtiens rarement avec les appareils photo hybrides. Quant à la reproduction des couleurs, elle possède cette signature cinématographique distinctive qui apporte une texture organique. »
Pendant la majeure partie du film, Sergio a associé la ZR au NIKKOR Z 14-24mm f/2.8 S pour les scènes larges et ouvertes et au NIKKOR Z 24-70mm f/2.8 S pour les plans à moyenne distance, tandis qu’il a utilisé le NIKKOR Z 28mm f/2.8 pour les moments plus intimes. « Voyagez léger et connaissez bien votre équipement », conseille-t-il. Son sac à dos épuré reflète bien cette recommandation : il contient quatre accumulateurs, des cartes CFexpress Type B et microSD, un trépied Fotopro et des outils de nettoyage simples pour garder les objectifs propres dans les conditions humides de la forêt.
Du storyboard à l’écran
Arrivé sur place avec un storyboard déjà prêt et des plans alternatifs pour faire face aux aléas météorologiques, Sergio n’a pas lutté contre les conditions climatiques, mais les a utilisées pour façonner l’ambiance de chaque séquence. « Intégrez la météo à votre récit visuel, recommande-t-il. Quand j’ai commencé à filmer, la scène était lumineuse, mais elle est ensuite devenue plus sombre et plus mélancolique. Au lieu d’essayer de tout uniformiser, j’ai profité de ce changement pour montrer différentes ambiances au même endroit. Si du brouillard, une pluie légère ou des nuages épais apparaissent, je recherche des détails et des textures plus intimes qui ne se révèlent qu’avec ce type de lumière. Lorsque le temps devient imprévisible, j’ajuste mon exposition pour protéger les zones claires et laisser les ombres apparaître naturellement. Cela crée généralement un rendu plus dramatique et authentique. Au final, ces changements météorologiques ajoutent de la profondeur à la vidéo et transforment le paysage en un personnage vivant qui évolue tout au long de la journée. »
En plus d’utiliser les éléments pour porter le récit, Sergio s’est concentré sur la précision des détails dans chaque clip afin de renforcer son message de pleine conscience. « Simplifiez vos scènes : chaque mouvement doit avoir un but et chaque scène son élément distinctif, par exemple le chant des oiseaux lorsque le soleil apparaît dans le cadre et illumine la scène, explique-t-il, précisant que cela influence également son approche en matière de composition. Je recherche les transitions naturelles dans l’environnement, comme l’apparition d’une montagne à travers le brouillard ou le reflet changeant sur l’eau au crépuscule. Je travaille avec des couches visuelles qui guident le regard du spectateur, ainsi qu’avec un sens du rythme : des séquences lentes, des panoramiques fluides et des mouvements de caméra minimaux qui laissent respirer les images. Par exemple, j’ai filmé une rivière en mouvement pour montrer la force de l’eau et comment elle peut véhiculer un sentiment de paix. En utilisant des fougères au premier plan, j’ai pu mettre en évidence le pouvoir apaisant de la végétation près des cours d’eau. »
Filmer des paysages avec la ZR et Sergio Diaz
Les réglages de la ZR qui ont façonné le film
S’appuyant sur les capacités RAW de la Nikon ZR pour saisir en vidéo les conditions changeantes à Riópar, Sergio a conservé une configuration volontairement flexible. « Filmez en RAW pour plus de flexibilité en postproduction », dit-il, un principe qui se reflète dans sa décision de filmer presque tout en 4K R3D NE (RAW), passant à la 6K uniquement pour la séquence finale à partir de 1:02. « Les scènes au ralenti à la fin ont été enregistrées à 120 vps, avec un focus sur les gouttes de pluie qui tombent », explique-t-il, ajoutant que la cadence de prise de vue plus élevée et la résolution accrue ont permis d’obtenir une clarté supplémentaire au cours de cette séquence finale. Le reste du film a été tourné à 23,976 vps pour obtenir des mouvements fluides et cinématographiques. L’option 50 vps a été utilisée avec parcimonie « pour ajouter un peu d’intrigue et rendre les mouvements plus dynamiques ».
Pour conserver un rendu homogène malgré les changements météorologiques, Sergio a utilisé une balance des blancs manuelle et fixe à 5600 K. « Je n’ai modifié la balance des blancs à aucun moment de la vidéo », explique-t-il. Il n’a ajusté son exposition qu’en fonction des besoins, avec une sensibilité comprise entre 800 et 6400 ISO, aidé par un filtre ND variable et un PolarPro ND64 pour contrôler la lumière sans réduire l’ouverture. Grâce à l’enregistrement en format R3D NE RAW, il a bénéficié de toute la flexibilité nécessaire pour façonner les couleurs et l’atmosphère en postproduction.
Le son de la forêt, saisi par la ZR
L’appel de la nature
Dans un film axé sur le message de la pleine conscience, Sergio affirme que le son est tout aussi important que les images, résumant parfaitement son propos en déclarant : « Le son véhicule la moitié des émotions, alors assurez-vous de toujours enregistrer davantage que ce dont vous pensez avoir besoin. » Tous les sons de ce projet proviennent directement de la Nikon ZR. Le cinéaste l’a utilisée pour saisir des sons naturels comme ceux du vent, de l’eau et de la faune sans se soucier des niveaux de gain. « La fonctionnalité d’enregistrement audio en 32 bits flottant est un atout majeur : il est extrêmement difficile d’obtenir un écrêtage ou une distorsion du signal », explique-t-il. Il ajoute que grâce à cela, il n’a pas eu besoin d’ajuster quoi que ce soit en postproduction. « Le son capté par la ZR ne nécessite aucune modification. Il est clair et pur, je peux donc l’intégrer directement au montage, et c’est exactement le son que vous entendez dans la vidéo finale. »
Sergio conclut en évoquant son film : « En fin de compte, la ZR est une caméra professionnelle et exigeante, mais elle vous récompense avec une qualité d’image et un son exceptionnels. Si votre priorité est la qualité cinématographique et la maîtrise totale de votre récit, c’est l’outil idéal. Il vous pousse à penser comme un cinéaste, et pas seulement comme un cadreur. »
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